Un écoteam connecté – Institut des Dames de Marie

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A propos du projet

À l’heure du web et des réseaux sociaux, l’écoteam de l’Institut des Dames de Marie (DDM) utilise les nouvelles technologies pour sensibiliser les élèves aux gestes simples en matière d’environnement.

Lundi 13h00. C’est le moment pour l’écoteam DDM de se réunir. Pour rameuter du monde, toutes les connexions sont branchées : la liste de diffusion (ou mailing-list) de l’écoteam, sa page Facebook, ses valves et même les haut-parleurs de l’école ! « La communication, c’est l’une des spécificités de notre écoteam », explique Thibault Dutoit, élève de sixième secondaire.

DEUX ENSEIGNANTES ET UN ÉDUCATEUR

En 2007, le projet de former un écoteam largue ses amarres. « L’idée venait d’un élève qui avait entendu parler d’un groupe environnement dans l’école. Celui-ci n’existant plus, il a soumis un projet de sensibilisation des élèves aux gestes quotidiens afin d’améliorer la qualité de vie dans l’établissement », explique Anne-Catherine Calonne, professeur de langues en 5e et 6e secondaires.

Un écoteam, c’est quoi ?

« Notre écoteam est composé d’élèves motivés de toutes les années, de deux professeurs et d’un éducateur qui ont pour ambition de secouer l’école sur les questions liées à l’écologie. » Thibault Dutoit, élève de 6e secondaire.

Pourquoi entrer dans un écoteam ?

« C’est une manière de s’investir dans l’école, d’être utile et de se fixer un but à atteindre collectivement, durant notre parcours scolaire. » (T.D.)

À cette époque, l’enseignante venait d’entrer en fonction à l’IDDM. « La direction m’a proposé d’appuyer ce projet et j’ai saisi l’occasion », se souvient-elle. Son rôle ? Faciliter la coordination de l’équipe durant l’année. Bénévolement, à raison de 2h par semaine, Anne-Catherine Calonne prépare les réunions de l’écoteam, corrige les textes envoyés par les élèves pour le site web, modère la page Facebook et centralise les informations envoyées par les associations partenaires de l’écoteam (ex : Coren, GoodPlanet, Justice et Paix, etc.). Autres membres de l’écoteam : des élèves, une collègue enseignante d’Anne-Catherine Calonne et un éducateur motivé. « Mais ce sont les élèves qui décident et agissent ! », souligne Madame Calonne.

UNE DIZAINE D’ÉLÈVES VOLONTAIRES

Au départ, des délégués verts étaient désignés dans les classes. « Mais on s’est vite rendu compte qu’ils assumaient ce rôle à contrecœur. » L’école a donc décidé de fonctionner avec un écoteam composé de volontaires, qui assument un rôle de relais auprès des classes. Cette année, chaque niveau dispose d’au moins un élève relais qui participe aux réunions, propose et fait passer le message aux classes, lorsqu’une action est planifiée.

Parmi eux, Thibault Dutoit, élève de 6e secondaire, investi dans l’écoteam depuis sa première secondaire. Cheville ouvrière de l’écoteam, il a notamment créé un blog, une vidéo et un site web, afin d’assurer une continuité d’actions et une visibilité au groupe. « Chaque année, des élèves entrent et sortent de l’écoteam : il fallait donc créer des supports qui restent », explique-t-il. À ses débuts, l’écoteam animait un blog. Deux ans plus tard, Thibault a transféré son contenu sur un site web. « En six ans, l’écoteam a énormément évolué, car au départ, les élèves associaient uniquement notre action au tri des déchets ! »

ENCADREMENT ET COORDINATION

Galerie photo, supports vidéo, résultats de concours interclasses, calendrier des réunions et des activités à venir, articles liés à l’environnement… Le site est régulièrement mis à jour et informe l’école des actions passées et à venir. « Les élèves poussent les professeurs à se remettre en question et à évoluer dans leur façon de communiquer », relève Anne-Catherine Calonne. Pour autant, l’encadrement de professeurs et d’un éducateur est nécessaire. « Les jeunes sont sollicités de toutes parts et ne savent plus toujours où donner de la tête », observe l’enseignante. Pour coordonner tout ce petit monde, une réunion est planifiée toutes les deux semaines et chacun est libre de participer aux actions programmées, en fonction de son emploi du temps. « Au début, je consacrais environ une heure et demie par mois à l’écoteam, mais aujourd’hui, c’est un peu moins car j’ai appris à être plus efficace et plus rapide », évalue un élève.

DES ACTIONS POUR MARQUER LES ESPRITS

Chaque année, l’écoteam organise trois ou quatre actions au minimum. Elles sont menées durant la récréation, à une date précise ou durant une période déterminée. « Ne pas empiéter sur les cours, c’est une façon de nous assurer que l’organisation reste entre les mains des élèves », explique Thibault.

Parmi les actions phares, l’école participe à la campagne « GoodPlanet Actions ». En effet, l’écoteam suit le calendrier des actions de GoodPlanet, mais les adapte à sa sauce. « Nos actions sont souvent symboliques, car nous voulons avant tout marquer les esprits », explique Thibault. En novembre passé, les membres de l’écoteam ont organisé une récolte de vieux GSM. Pour sensibiliser l’école, ils se sont déguisés en gardiens de sécurité et arrêtaient les élèves à l’entrée de l’école. « Nous leur avons demandé de sortir leur GSM et nous leur avons parlé de la provenance du coltan, un minerai utilisé dans leur fabrication », se souvient Aymeric Barbason, élève de 1e secondaire. L’objectif ? Dépasser les aspects « pollution » et « recyclage », en montrant les problèmes sociaux (conditions de travail, prix fluctuants, etc.) engendrés par l’exploitation de ce minerai dans les pays d’Afrique.

Silence, on tourne !

Chaque année, l’écoteam DDM recrute de nouveaux membres. Au programme, cette année ? Une vidéo réalisée par l’écoteam qui a été projetée à toute l’école à la rentrée. « Ce film nous a permis de comprendre le genre d’actions menées par l’écoteam et nous a donné envie de nous impliquer », expliquent Alicia et Audrey, élèves de 1e secondaire.

DES RÉSULTATS CONCRETS

Au rang des principales réalisations de l’écoteam ? L’installation de fontaines à eau dans l’école, un système efficace de tri des déchets, le retrait des distributeurs de boissons sucrées, l’utilisation des recto verso des feuilles de papier, l’interdiction de vente de collations à base d’huile de palme, la vente de pommes à l’accueil, l’installation de fenêtres à double vitrage et de vannes thermostatiques… « Et tout cela, grâce à notre lobbying et à la collaboration de la direction », conclut Anne-Catherine Calonne. Pour la suite, l’écoteam souhaite soutenir un projet d’alimentation durable dans la cantine. Un défi de taille sur lequel elle planchera dès septembre 2013. A vos marques !

Détails du projet

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