A propos du projet

L’ambition déborde à l’Institut Saint-Dominique, l’enthousiasme aussi. Principalement gérés par le cycle 10-12 ans, le potager et le compost touchent toute l’école. Le parking à vélo remporte un franc succès. Et la ruche sur le toit émerveille les élèves. Une solide cohésion et le soutient des deux directions assure la pérennité de ces projets

Les repas chauds de l’école sont préparés sur place. Cette présence d’une cuisine rend logique la création d’un compost. Mais elle demande la participation de tous. « Tout le monde est partie prenante », explique Grégory Berghmans, enseignant et coordinateur des projets en ErE. « Pour ce projet, nous avions besoin du soutien de la direction et des cuisines. Les enfants passent en cuisine mais aussi dans les classes, récupèrent les déchets. » Ce sont les 5e et 6e qui s’occupent du compost mais, en triant leurs déchets organiques, toutes les autres classes participent également.

Jeunes pousses pleines de promesses.

La sensibilisation au compost va probablement en inspirer certains.

LE POTAGER AU JOUR LE JOUR

Pour le potager comme pour le compost, l’école est partie de rien et a tout construit elle-même. Une première année de démarrage s’est suivie d’une seconde, qui a vu l’agrandissement des infrastructures. « À la présentation de mon projet, on s’est inquiété que je sois seul », déclare Grégory Berghmans. « Alors, pour m’assurer de la pérennité du projet, je me suis entouré d’une petite équipe. Mais c’est délicat car cela demande du travail supplémentaire, parfois le week-end ou en fin de journée. »

Les 5e et 6e assurent la gestion au quotidien. En plus, l’année scolaire 2013-2014 s’est articulée pour toutes les classes autour du thème du potager, ce qui a attiré tous les cycles autour du carré de verdure.

Le travail s’effectue sous forme d’ateliers. Grégory explique : « Le vendredi après-midi, on propose des activités différentes, à suivre deux semaines d’affilée. Pour ces ateliers, nous mélangeons les classes donc ce ne sont pas toujours les mêmes enfants qui y travaillent. »

La fête finance l’ErE

Les diverses fêtes organisées à l’école sont gérées par une ASBL. Celle-ci redistribue les bénéfices issus de ces activités à l’école par le biais d’appels à projet.

M. Berghmans a remis un projet de potager et compost et a ainsi reçu 2500 EUR issus des caisses de l’ASBL. L’enseignant se réjouit : « Cette somme a permis de construire une serre et d’installer un système d’arrosage automatique pour les vacances. Ce soutien nous permet de gérer le projet confortablement. »

La récolte de la première année, bien que modeste, a pu être dégustée par les élèves. « Nous avons mangé certains produits tels quels pour en faire découvrir la saveur, comme les radis. Nous avons aussi fait un peu de soupe. »

Installé devant une classe de 1e et 2e , le potager attire l’œil des enfants. « Ils aiment beaucoup observer le travail de la terre et sont demandeurs alors on leur fait profiter du projet », se réjouit Grégory.

 

Premières récoltes… appétissantes !

SORTIR DE L’ECOLE

« L’idée de départ, si la production est efficace, serait de faire un petit marché, le vendredi en fin d’après-midi. Avec les bénéfices, nous pourrions acheter de nouvelles graines. Ceci nous permettrait de toucher les familles, de faire sortir le projet de l’école. » Ceci reste au stage théorique actuellement mais l’idée est ingénieuse.

Et Grégory nourrit d’autres idées pour sortir de l’école : « Cet hiver, nous avons fabriqué des sacs en géotextile. On compte les distribuer aux parents. Quant à les proposer gratuitement ou à la vente, c’est encore en cours de réflexion. Par ailleurs, pendant les vacances d’été, nous comptons proposer à des enfants du quartier, qui par exemple ne partent pas en vacances, de venir s’occupe un peu du potager. L’an passé, un adulte venait assurer une permanence, on souhaiterait ouvrir ce moment à des enfants demandeurs. »

La richesse du potager illustre le beau travail de collaboration.

Clés de la réussite…

  • Le soutien de la direction maternelle et primaire.
  • La réelle mixité de l’école.
  • Lé dévouement et la motivation.

… et freins

  • Les personnes résistantes au changement, qu’il faut amadouer.
  • • L’implication intense et constante demandée pour gérer ce genre de projet.

PARKING A VELOS

Voilà longtemps que l’Institut Saint-Dominique dispose d’un parking à vélos. Et celui-ci remporte un franc succès, auprès des élèves bien sûr, mais aussi des parents, qui peuvent également laisser leur engin en sécurité sur le parking, pendant leur journée de travail. Le parking peut ainsi accueillir un centaine de vélos les jours où la météo est clémente.

SUR LE TOIT, DES ABEILLES

L’Institut Saint-Dominique a la chance de compter parmi son personnel un ouvrir passionné par les abeilles. Celui-ci possède une vingtaine de ruches en Ardenne et gère, depuis deux ans maintenant, une ruche sur le toit de l’école. Une parcelle vitrée surplombe ce toit donc tous les élèves, lors de leurs déplacements, peuvent profiter de la vue sur les abeilles. « Deux classes sont installées tout près de la ruche. Nous avons ainsi pu leur montrer directement les cadres et le travail des abeilles. Les enfants étaient émerveillés et nous n’avons eu aucun incident ! »

L’apiculteur de l’école est fier de partager sa passion.